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Hamad Ngaidé : L’IA et le numérique au service de l’avenir des jeunes

• Publié le 18 septembre 2026

Des mesures topographiques à la révolution de l’intelligence artificielle, Hamad Ngaidé a fait du numérique son terrain d’expression et de transmission. Aujourd’hui concepteur numérique et formateur, il met son expertise au profit des nouvelles technologies et de l’IA générative. Dans cet entretien, il livre son parcours, analyse les défis de la formation digitale et partage sa vision d’une jeunesse mauritanienne et africaine actrice du changement de demain.

Comment êtes-vous passé du métier de géomètre-topographe à la conception numérique et à la formation en technologies digitales ?

La topographie m’a donné une base technique et un esprit d’analyse. Avec le temps, je me suis beaucoup intéressé au numérique, surtout à la création graphique, aux contenus digitaux et aux nouvelles technologies. Petit à petit, cette passion est devenue une activité à part entière, notamment dans la formation et l’intelligence artificielle générative.

Quelle place occupe l’IA générative dans vos projets actuels ?

L’IA générative occupe aujourd’hui une place très importante dans mes projets. Je l’utilise quotidiennement dans la création de visuels, de contenus numériques, de supports de communication et aussi dans la formation.

Comment voyez-vous son impact sur la création de contenus en Afrique ?

Je pense que cette technologie représente une vraie opportunité pour l’Afrique, surtout pour les jeunes créateurs, entrepreneurs et communicants. Elle permet de travailler plus rapidement, d’être plus créatif, plus productif et d’avoir accès à des outils qui étaient auparavant réservés aux grandes entreprises.

Quels sont les principaux défis que vous rencontrez en tant que formateur en technologies digitales, et comment les surmontez-vous ?

Les principaux défis sont souvent liés au manque d’accès à certaines ressources technologiques, comme la connexion internet ou les équipements. Il y a aussi parfois un manque de formation de base chez certains jeunes, notamment sur les outils bureautiques ou la navigation sur internet.

Face à cette situation, j’essaie d’adapter mes formations selon le niveau de chacun, avec des méthodes simples et beaucoup de pratiques. Je fais aussi de la sensibilisation à travers des contenus éducatifs que je partage sur mes réseaux comme Facebook, LinkedIn et WhatsApp.

Quel rôle la jeunesse mauritanienne peut-elle jouer dans l’adoption et la maîtrise des outils numériques que vous développez ?

La jeunesse mauritanienne a un rôle très important à jouer dans le développement du numérique. Les jeunes sont les premiers utilisateurs des technologies et peuvent devenir de vrais acteurs du changement digital dans le pays. Avec la formation, la créativité et la motivation, ils peuvent créer des projets innovants, développer des entreprises digitales et même créer des opportunités d’emploi grâce au numérique.

Parmi vos différents projets numériques, lequel vous semble le plus porteur pour l’avenir et pourquoi ?

Mes projets liés à l’intelligence artificielle et à la transmission des compétences numériques sont, selon moi, les plus prometteurs. J’accorde aussi beaucoup d’importance aux projets qui valorisent les langues locales et facilitent l’accès à la technologie pour tous.

Aujourd’hui, le numérique évolue très vite et les compétences digitales deviennent essentielles. Former, encadrer, sensibiliser et accompagner les jeunes dans cette transformation représente pour moi un investissement important pour l’avenir.

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